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SERMAISE : Parler vrai sur le coût de la dépollution, pour sortir enfin de l’immobilisme

  • Photo du rédacteur: Collectif ORBIA
    Collectif ORBIA
  • 30 janv.
  • 4 min de lecture

 

 

 le coût financier de la dépollution.

 

Cette question n’est ni accessoire, ni taboue. Elle est même le cœur du sujet. Et le collectif ORBIA souhaite y répondre avec rigueur, clarté et responsabilité.

 

1. Un point essentiel : il n’existe aucun chiffrage actualisé de la dépollution depuis plus de 20 ans

 

Il est fondamental de rappeler un fait souvent oublié :

 

Aucun chiffrage fiable, complet et actualisé de la dépollution n’a été réalisé depuis plus de deux décennies.

 

Les montants « astronomiques » parfois évoqués reposent donc :


  • sur des études anciennes,

  • sur des technologies aujourd’hui dépassées,

  • et sur des hypothèses qui ne tiennent pas compte des évolutions techniques, réglementaires et méthodologiques récentes.


Autrement dit : on brandit des chiffres… qui ne sont plus fondés scientifiquement ni techniquement.

 

2. Oui, les montants sont importants — et non, une commune ne peut pas les assumer

 

Soyons parfaitement clairs :

 

Une commune comme Sermaise n’a évidemment pas vocation à financer une dépollution de cette ampleur.

 

C’est précisément pour cette raison que :


  • les services de l’État sont les seuls à être en capacité de financer de tels travaux,

  • et que l’implication pleine et entière des élus est absolument décisive.


Sans volonté politique locale affirmée pour aller chercher l’État, rien n’est possible.

Avec elle, en revanche, les leviers existent.

 

3. Chaque année, l’État finance des dépollutions majeures partout en France

 

Contrairement à une idée reçue, les financements existent.


Chaque année, des sommes considérables sont engagées par l’État pour traiter des sites pollués, notamment via les fonds verts, les dispositifs de transition écologique et les programmes de prévention des risques.

 

Mais pour accéder à ces budgets :


  • il faut un projet crédible,

  • un diagnostic actualisé,

  • et surtout une volonté politique locale clairement affichée.


C’est précisément ce à quoi ORBIA travaille.

 

4. Le risque majeur : une pollution qui ne concerne pas que Sermaise

Un argument central ne peut être ignoré :

 

Le risque de dispersion de la pollution vers l’Orge, puis vers la Seine, notamment en cas de crue.

 

Cela signifie que :


  • la pollution de Sermaise ne menace pas uniquement les habitants de la commune,

  • elle concerne potentiellement toutes les communes situées en aval, et bien au-delà.


Ce risque environnemental et hydrologique change totalement l’échelle du problème.

 

On ne parle plus d’un dossier local, mais d’un enjeu territorial et national.

 

5. Le risque sanitaire, à lui seul, justifie un engagement financier fort

 

Au-delà des chiffres, il y a une réalité incontournable :

 

Le risque sanitaire.

 

Lorsqu’il existe une menace avérée ou potentielle pour la santé publique, l’inaction n’est plus une option.


C’est un principe fondamental des politiques publiques :

 

la protection de la santé des populations justifie des investissements lourds.

 

À ce titre, le coût ne peut être un prétexte pour ne pas agir, mais au contraire un argument pour mobiliser les bons financeurs au bon niveau.

 

6. Une étude récente existe… mais reste inaccessible pour l’instant

 

Une étude documentaire a été réalisée par le bureau d’études EACM, et à la demande de l’ADEME sous l'impulsion du Collectif ORBIA et de Sermaise Environnement.

 

Une actualisation des coûts a bien été demandée.

 

Le résultat de cette étude documentaire :


  • est public,

  • est financé par l’argent public,

  • et devrait répondre à de nombreuses questions essentielles (dont le coût  actualisé mais bien d'autres questions posées par les associations et le Collectif ORBIA restées jusqu'alors sans réponse).


Pourtant, il ne sera pas consultable par les associations et les habitants avant plusieurs mois (l’ADEME nous parle du mois de mai 2026 soit après les élections municipales). Le résultat de cette étude documentaire a été remis à l’ADEME le 31 octobre 2025.

 

Le collectif ORBIA estime cette situation regrettable et travaille actuellement à un article spécifique sur la rétention de ces résultats, car la transparence est indispensable pour un débat démocratique éclairé.

 

7. Des travaux envisageables dans le temps, avec des solutions adaptées

 

Il est également essentiel de rappeler que :


  • une dépollution peut être réalisée sur plusieurs années, permettant d’étaler les coûts,

  • les technologies ont considérablement évolué depuis 25 ans,

  • et qu’une approche mixte, combinant différentes techniques selon les zones, est aujourd’hui non seulement possible, mais souvent recommandée.


Il ne s’agit donc plus d’un scénario unique, rigide et hors de prix, mais d’une stratégie progressive, intelligente et adaptée au terrain.

 

8. Conclusion : poser la question du coût, c’est justement avancer

 

Les interrogations des uns et des autres concernant le coût ne « ternissent » en rien les ambitions d’ORBIA.

 

Elles les renforcent.

 

Car poser la question du financement, c’est :

  • refuser les slogans,

  • exiger des réponses sérieuses,

  • et rappeler que le vrai risque serait de ne rien faire.


ORBIA continuera à :


  • demander des données actualisées,

  • exiger la transparence,

  • mobiliser les élus,

  • et rappeler que l’inaction face à un risque sanitaire et environnemental a, elle aussi, un coût — souvent bien plus élevé à long terme.


Le débat est légitime.

 

Il doit désormais s’appuyer sur des faits, des études récentes et une volonté politique à la hauteur des enjeux.

 

Article du Collectif ORBIA datant de novembre 2024  sur les coûts :

 

 

 

 
 
 

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